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L'univers astral

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Introduction

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Les vieilles légendes racontent que les Pionniers, par un accord commun, façonnèrent les créatures mythiques comme des reflets vivants de leurs idéaux, porteuses ainsi du fardeau de repousser la faim de l’Entité. Mais nul être, fût-il mythique, ne pouvait contenir une telle puissance sans en payer le prix. Et dans leur chute, les souvenirs de ces créatures se figèrent au-delà du ciel visible, dans la Lisière, là où le temps s’efface et où la mémoire prend racine.

 

Ainsi naquirent les Constellations, les témoins éternels d’une époque révolue.

 

Aujourd’hui, les peuples d’Allëdor lèvent encore les yeux vers ces figures célestes, devenues à la fois signes de naissance, voies de communication et symboles de destinée. Pourtant, leur véritable nature échappe encore aux mots des mortels. Mais une seule certitude veille à travers les âges, celle que tant que le Cycle perdurera, les Astres porteront la mémoire de l’Immuable.

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Les Constellations seraient nées du trépas de plusieurs créatures mythiques d’une même espèce, dont la lumière se serait fragmentée en une myriade d’Astres. Chacune d’elles abrite, au cœur de la Lisière, un ensemble d’Astres liés entre eux, tissant ainsi un réseau vital à leur propre équilibre.

 

Invisibles à l’œil nu, les Constellations ne possèdent ni forme ni contour discernable dans le ciel. Les Astres, eux, se manifestent parfois dans la nuit comme des étincelles, des fragments qui semblent être suspendus très loin là-haut. Ils se meuvent avec une lenteur constante, suivant le rythme des saisons et traçant inlassablement le cercle du temps.

Parmi eux, le Soleil et la Lune occupent une place à part. Eux aussi appartiennent à la Lisière, mais ne se rattachent à aucune Constellation. Ils sont les deux pôles du moment, l’un forgeant le jour, l’autre révélant les songes de la nuit. Leur danse millénaire rythme le temps des vivants, veillant sur les saisons sans jamais se soumettre au Cycle.

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Les Constellations

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Phénix

Symbole du renouveau, le Phénix s’élève pour incarner ce qui renaît, la boucle de la lumière qui ne s’éteint jamais comme une promesse de transformation. Sa flamme console autant qu’elle consume, offrant guérison, espoir et réconfort à ceux qui doutent. Il enseigne que la fin n’est jamais qu’un commencement et que la foi dans la vie surpasse la peur de la mort.

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Licorne

Éclat de pureté, la Licorne est le reflet silencieux des songes. Elle apaise sans juger et inspire les cœurs à chercher l’harmonie dans l’imaginaire et le souvenir. Douce et farouche à la fois, elle ne s’approche que de ceux qui rêvent sans attendre et aiment sans posséder, car en elle se tient la grâce tranquille de la beauté qui ne s’impose jamais, mais qui éveille même l’impossible.

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Centaure

Voyageur éternel, le Centaure poursuit la liberté comme d’autres poursuivent un rêve. Guidé par la curiosité, il sème les histoires et récolte les vérités du monde qu’il traverse. Sociable et rusé, il incarne le mouvement perpétuel, un esprit vagabond porté par le vent et la conversation puisqu'il sait que la liberté n’est pas un lieu à atteindre, mais un chemin qui ne s’arrête jamais.

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Tengu

Esprit farceur, le Tengu apporte le chaos joyeux là où règne la stagnation. Ses colères sont des tempêtes, ses rires des présages, il renverse les certitudes pour créer l’opportunité. Là où tout se fige, il renverse, brisant les ordres pour faire naître le possible. Et sous son masque de jeu se cache pourtant une sagesse vive : celle du changement inévitable.

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Griffon

Né de l’orgueil et de la splendeur, le Griffon règne en élégance comme une œuvre d’art céleste. Son charisme attire, sa noblesse éblouit et sa vanité resplendit tel un miroir où le monde se contemple lui-même. Il reconnaît ceux qui savent se montrer à sa hauteur, enseignant ainsi que la vraie richesse ne réside pas dans ce que l’on possède, mais dans ce que l’on inspire.

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Dragon

Forgé de l’avidité, le Dragon règne sur les trésors, aussi modestes soient-ils, pesant la valeur de chaque chose avec une planification rigoureuse. Maître du commerce et de l’échange, il enseigne que toute richesse, qu’elle soit d’Orions ou de savoir, s’élève en prospérant. Il rappelle ainsi aux mortels que le pouvoir n’est ni bon ni mauvais, il n’est que la mesure de la volonté.

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Sphinx

Gardien du savoir et des énigmes, le Sphinx veille sur les chemins de la connaissance. Il invite à la réflexion et à l’introspection, récompensant ceux qui cherchent la justice au-delà des apparences. Sa parole éclaire, mais son silence pèse une réponse que nul mot ne saurait contenir, car en lui réside un paradoxe : savoir, c’est accepter de ne jamais tout comprendre.

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Minotaure

Force brute et orgueil indompté, le Minotaure est le maître du combat et de la persévérance. Son cœur bat au rythme des défis et de l’honneur, forgeant la victoire dans la sueur et avançant dans l’adversité. Avec son courage inébranlable, il enseigne que la gloire et la grandeur n'appartiennent pas à celui qui gagne, mais à celui qui ne recule jamais.

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Manticore

Née dans le feu des contradictions, la Manticore connaît le secret des transfigurations intérieures. Elle pousse les mortels à confronter leurs failles, les tentant non pour les perdre, mais pour les révéler. Dans son sillage paradoxal, les cœurs faibles se brisent ou se reforgent, car elle enseigne que l’élévation naît toujours dans la douleur du dépassement de soi.

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Naga

Sous la surface du visible, la Naga guette avec une patience méticuleuse, attendant le moment parfait pour raviver le désir endormi. Elle insuffle aux mortels la soif d’aller plus loin, non par cupidité, mais par instinct d’aspiration. Ambitieuse, rusée et persévérante, elle inspire la prospérité à ceux qui osent suivre leur faim intérieure plutôt que de la craindre.

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Léviathan

Père des profondeurs, le Léviathan maîtrise la dualité des eaux : calme ou déchaînée, créatrice ou destructrice. Il incarne la volonté et la puissance des éléments aquatiques, forgeant sa route dans la tempête. Son regard perce les abîmes du monde et y lit la loi silencieuse qui relie la destruction à une détermination absolue.

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Cockatrice

Issue des instincts primaux du monde, la Cockatrice incarne la protection du foyer familial et la métamorphose des saisons. Elle veille sur la faune, la flore et les êtres vulnérables, défendant ce qui lui est cher avec une tendresse sauvage et la vigilance d’une mère. Sous son regard, la peur devient instinct et la transformation devient survie.

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Les signes de naissance

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À sa naissance, chaque mortel reçoit, sans le comprendre, un don venu d’une Constellation qui s'attache ainsi à sa destinée. Ce présent se manifeste sous la forme d’un signe de naissance : une affinité ou une force qu’il portera toute sa vie. Pourquoi une Constellation choisit-elle cet être plutôt qu’un autre ? Nul ne le sait vraiment. Pourtant, il est certain que certains mortels le ressentent comme une protection, d’autres comme un fardeau, mais tous portent l’empreinte d’une force qui les dépasse.

Les Traditions

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La Fête de l'Équinoxe du Printemps

La Fête de l’Équinoxe du Printemps est une célébration universelle marquant la renaissance de la nature et le retour triomphant de la lumière sur les ténèbres. À travers différentes traditions religieuses et spirituelles, cette fête est marquée par une série d'activités qui témoignent de cette énergie lumineuse. 

 

Alors que certains y voient la bénédiction de la primordiale Lumière, d’autres se tournent vers les Constellations pour les remercier du retour progressif de la chaleur. La Cockatrice et le Léviathan, gardiens de l’équilibre entre terre et eau, sont alors honorés pour la fertilité et la vitalité qu’ils insufflent aux terres et aux marées. La fête est avant tout un moment de partage et de générosité, des valeurs chères aux enseignements de la Cockatrice. Les communautés se rassemblent pour poser des gestes d’entraide, offrant nourriture, vêtements ou soutien à ceux dans le besoin. C’est une occasion parfaite de raviver les liens entre les individus et de rappeler l’importance de veiller les uns sur les autres.

Les demeures et les espaces extérieurs se parent de fleurs et de couleurs éclatantes, tandis que cérémonies et rituels de bénédiction célèbrent la beauté retrouvée de la nature, qui s’éveille lentement après le long sommeil de l’hiver. Ces rites sont également l’occasion d’adresser des offrandes au Léviathan, afin de solliciter sa volonté à harmoniser les forces naturelles de la saison à venir.​ Chez certains peuples ou nations, de grands feux sont allumés au nom du Phénix, l’incarnation du renouveau et de la purification. Autour de ces flammes, les participants chantent, dansent et partagent des récits, laissant la chaleur du feu accompagner celle qui revient peu à peu sur Alledör. 
 

Si cette fête célèbre la communauté, elle invite aussi à la réflexion, car tandis que la lumière du Soleil regagne le ciel et que la chaleur revient sur la terre, elle offre à chacun l’occasion de raviver sa propre flamme intérieure grâce à la cérémonie de la Carte des Constellations. 

Déployée sur une grande toile, les participants sont appelés à choisir un Astre ou une Constellation qui résonne en eux. À cet instant, chacun inscrit son nom au plus près de l’Astre choisi, scellant ainsi une intention pour la saison à venir. Ce geste profondément symbolique est perçu comme une manière de tracer son propre chemin à travers le renouveau annoncé par le retour du Soleil et du Phénix. À la fin des célébrations, la carte est effacée ou consumée dans un feu, rappelant que toute chose est appelée à changer alors que les choix qui y ont été inscrits, eux, demeurent dans le cœur de ceux qui les ont posés.

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La Fête du Solstice d'Été

Le Solstice d’Été marque un moment de tension dans le monde d’Alledör. Contrairement à l’Équinoxe d’Automne, le voile séparant Alledör du royaume des rêves est à son plus épais. Durant cette période, ce sont les créatures des songes qui se font plus présentes et insistantes. On raconte que ce qui les attire est la lumière persistante d’Alledör et celle qui habite les vivants.

Cette fête puise ses origines dans une ancienne tradition du continent d’Allëdor, façonnée et transformée au fil du temps par les différentes nations. Chaque village y a laissé son empreinte, donnant naissance à des pratiques variées qui, malgré leurs différences, partagent un même fondement. Ainsi, le Solstice d’Été s’est imposé comme une célébration répandue à travers le monde, sans pour autant être uniforme et Olenberg ne faisant pas exception. Il s’agit également de la fête la plus ardemment célébrée par le Cercle des Protecteurs. 

 

La première coutume veut que chaque personne façonne un masque en signe de protection des rêves. Ces masques sont créés en l’honneur des divinités ou puissances auxquelles on confie cette protection : les fidèles des Pionniers sculptent leurs traits idéalisés, alors que les luminomanciens et astromanciens s’inspirent des Prismes ou des Constellations. L’Onirique et l’Imposteur occupent une place centrale pour les croyants durant ce moment, tandis que la Licorne et le Tengu veillent sur les songes et les festivités. Certains y ajoutent des décorations comme des plumes, des pierres ou des fils teints, des éléments porteurs d’intention et de volonté de préservation. Durant les premiers jours des célébrations, les masques sont disposés dans les maisons, suspendus habituellement aux portes ou veillant attentivement dans les pièces. Ils forment une barrière bien plus que symbolique, devenant comme des gardiens silencieux du foyer face à ce qui cherche à s’y glisser. 
 

Une autre coutume durant cette fête est de confectionner des Capteurs de Songes. Ce sont des couronnes tressées de paille ou de branches, traversées de fils formant un filet délicat. Ornés d'intentions similaire que les masques, ils sont suspendus aux fenêtres ou près des lits. On dit que les mauvais rêves s’y prennent au piège durant la nuit, incapables d’atteindre l’esprit des dormeurs et que la première lumière de l’aube les dissout. 
 

Lors de la dernière nuit, les habitants se rassemblent pour une célébration grandiose où chacun porte son masque. Les identités s’effacent et les voix se mêlent dans une danse vibrante de chants et de tambours enflammés. Et bien que les masques soient fait pour la protection, ils permettent aussi de se cacher derrière un autre visage pour l’espace d’une soirée.

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La Fête de l'Équinoxe d'Automne

« Je me consume pour te laisser voir,

Tu observes pour me laisser partir.

Sœur et frère d’un même équilibre,

Car là où je cesse, tu commences,

Et là où tu es, j’ai été. »

Alors que l’été s’incline pour céder doucement sa place à celle de l’hiver, l’Équinoxe d’Automne marque un passage important à travers Alledör. Depuis des générations, cette transition est célébrée pendant un mois entier, rythmée par des traditions qui honorent à la fois ce qui s’éteint et ce qui s’éveille dans la braise des feux du Phénix.

L’Équinoxe d’Automne n’est pas seulement une célébration, mais un dialogue entre deux forces inséparables, le Phénix et le Sphinx, sœur et frère, qui enseignent que pour avancer, il faut à la fois savoir laisser partir et oser regarder en soi.

Ainsi, les premières semaines sont consacrées à honorer le Phénix et la Cockatrice pour leur passage durant l’été. Le Phénix enseigne à laisser partir sans crainte, à reconnaître la beauté de ce qui s’achève, afin que ses cendres puissent nourrir ce qui viendra. Les familles préparent alors leurs foyers, rassemblent leurs proches et offrent des présents d’abondance en l’honneur de la Cockatrice, en gratitude pour la saison qu’elle a fait naître.

 

Les semaines suivantes invitent au recueillement et à l’introspection, marquant le retour du Sphinx à mesure que les nuits s’allongent. Sous son regard sage, les vivants se tournent vers la mémoire de leurs ancêtres et des êtres aimés, mais aussi de leur propre chemin au fil des derniers mois. C’est un temps où l’on accepte le deuil, où l’on apprend à porter l’absence et à laisser la lumière des disparus trouver le repos. Réfléchir, observer et révéler ce qui attend d’être compris devient alors une étape essentielle pour traverser le passage des saisons.

Parmi les rites pratiqués aux quatre coins d’Allëdor se trouve le Feu du Souvenir. À la tombée du jour, les fidèles se rassemblent autour d’un brasier et chacun est invité à écrire ce qu’il souhaite laisser derrière lui ou le nom d’un être perdu au cours de l’année. Un à un, les participants s’approchent et confient leur offrande aux flammes du Phénix. Le feu consume les mots sans les effacer, les transformant doucement. Les mots et noms s’élèvent enfin avec la fumée, portés vers la Lisière, tandis que les cendres retombent doucement, rappelant que toute fin nourrit ce qui vient ensuite. Certains choisissent de recueillir une part de ces cendres, les conservant comme symbole de ce passage accompli. D’autres les laissent se disperser au vent, acceptant de ne plus retenir ce qui doit être laissé.

Un des rites dédiés à la seconde partie de la Fête est celui des Bracelets de Lien. Chaque participant est invité à choisir un Astre ou une Constellation qui résonne avec son parcours, ou avec une part de lui-même qu’il souhaite reconnaître de l’année écoulée. À l’aide de fils, de tissus fins et de symboles, il confectionne alors un bracelet, y tissant une intention qui lui est propre. Ce bracelet n’est pas destiné à être porté par celui qui le crée. Chaque participant est invité à le confier à une personne qu’il considère chère à son cœur, comme un geste de reconnaissance ou de lien profond. Certains choisissent d’en offrir plusieurs, multipliant ainsi les fils qui unissent la lumière des êtres. Celui qui l’accepte s’engage à le porter jusqu’à la fin des célébrations, honorant ainsi la confiance et la signification qui lui ont été confiées.

« Et quand il adviendra que le ciel se fera silence, la Licorne en confiera les dernières aurores aux songes,

afin que le chemin demeure à ceux qui savent encore rêver d’un lendemain. »

À mesure que l’Équinoxe approche, le voile séparant Alledör du royaume des rêves s’amincit. Les voix des morts semblent plus proches, les Pionniers plus présents, tandis que les Constellations paraissent s’éloigner dans le silence de la Lisière. Ressouder le lien avec ces géants célestes devient alors essentiel. Mais si ce lien s’élève vers les hauteurs, il s’enracine aussi dans les profondeurs, rappelant ainsi l’importance d’intentions claires chez les pratiquants. En cette dernière période, il est donc de coutume d’adresser ses pensées à la Licorne, gardienne des rêves, afin de guider les esprits à travers ce voile fragile. Pour marquer cette connexion, les pratiquants sont invités à arborer sur leur visage le symbole d’une Constellation durant la dernière fin de semaine.

Au Solengard, il est de coutume de vouloir veiller à protéger les terres contre les créatures du Néant lorsque le voile se fait plus fragile. Pour ce faire, les dernières journées des célébrations sont consacrées à des activités visant à désigner un représentant pour chacune des Constellations. Les Élus de l’Équinoxe mènent ensuite une procession jusqu’aux abords de la forêt. Là, ils offrent un présent inestimable à un peuple ancien, les Enfants de la Forêt. En échange de ces offrandes par l’entremise de ces représentants de confiance, les Enfants de la Forêt veillent à préserver le Solengard durant cette période où les frontières entre les mondes s’amenuisent.

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